Des projets pour traverser le temps


Célimène et le Cardinal de Jacques Rampal

Célimène et le Cardinal se veut une suite du Misanthrope de Molière. Célimène et Alceste se retrouvent après 20 ans d'éloignement. Chacun a fait sa vie de son côté. Alceste est devenu un puissant cardinal, Célimène a épousé un bourgeois, est mère de quatre enfants, et semble mener une vie heureuse.
Une pièce qui sublime le théâtre. En un jour, en un lieu, en une intrigue, c’est un classique… écrit en 1992. Tout en alexandrins, le texte de Célimène et le Cardinal sonne comme une douce poésie très agréable à écouter. Elle fait un bien fou aux oreilles. Nous nous prenons au jeu et attendons sans cesse l’issue des phrases pour découvrir les rimes. 
Dans cette histoire toute simple, suite du Misanthrope, les dialogues entre la malicieuse Célimène et l’énigmatique Cardinal sont beaux, intelligents, souvent drôles. Ils discutent de nombreux thèmes, de la religion surtout, opposent vice et vertu en alliant légèreté et traits d’esprit. Les grands préceptes de l’Eglise paraissent aujourd’hui désuets et c’est bien cela qui rend la pièce percutante.


TOC TOC de Laurent Baffie

Créée en 2005 au théâtre du Palais Royal à Paris. Jouée pendant plus de deux ans et demi, elle a été reprise au Québec et en Belgique, puis traduite et jouée en Espagne par Julián Quintanilla.
Le Dorteur Stern, de renommée mondiale, est un spécialiste des troubles obsessionnels compulsifs ou « TOC ». Il ne consulte que très rarement en France. Les six personnes qui bavardent dans sa salle d’attente ont dû patienter de nombreux mois pour obtenir une consultation. Mais l’éminent thérapeute se fait attendre, bloqué à Francfort par les aléas du transport aérien. Devisant ensemble, jouant au Monopoly pour tromper leur ennui, les patients vont apprendre à se connaître et même tenter une thérapie de groupe… ponctuée par les incontrôlables tocs des uns et des autres !


SOINS INTENSIFS de François Dorin

Au début de la pièce un accidenté de la route dans un coma avancé vient d'être transporté dans le service des soins intensifs d'une clinique.
Le médecin chargé de ce service demande à l'épouse de cet accidenté de réveiller les neurones de son conjoint en lui parlant sans discontinuer. D'abord l'épouse refuse car depuis vingt ans les époux ne s'adressent plus la parole. Puis elle finit par accepter, voyant là une occasion de régler ses comptes conjugaux. Mais elle ne les réglera pas. Car elle va découvrir successivement deux femmes très proches de son mari qui vont lui asséner des révélations propres à la réduire au silence… Provisoirement du moins.

"…Inutile de dévoiler les cascades de rebondissements qui défloreraient cette comédie qui commence comme un drame et finit comme un vaudeville d'excellente facture."
Arlette Frazier, Pariscope, 5 septembre 2001