Dans la presse

Au théâtre

La troupe théâtrale "Et Caetera" présentait une comédie de Gérald Sibleyras : "Le vent des peupliers" qui a connu un grand succès.

L’intrigue de celle pièce de théâtre où 3 personnages sont sur scène est la suivante : A la fin des années 50, Fernand, René et Gustave sont pensionnaire d’une maison de retraite pour anciens combattants de la Grande Guerre. Ils se retrouvent régulièrement sur une terrasse isolée qu'ils se sont appropriée. Mais le temps passe lentement. Les coutumes de l'hospice sont pesan­tes. Aussi décident-ils de s’enfuir vers une colline couverte de peu­pliers ; y parviendront-ils ?
Ah, j'oubliais. Il y a également sur scène un chien. Enfin, une statue en bois, taillée façon égyptienne et, que l'un des personnages croit voir bouger.
Egalement, une bonne sœur Made­leine que l'on ne voit pas sur scène mais qui “perturbe" un peu nos trois retraités.
Une compagnie théâtrale dont le chef de file Alain Richeton est bien dans son rôle de fil conducteur sans oublier ses deux complices Jean- Pierre Payraud et Camille Quaghebeur.

L’Impartial

Une soirée théâtrale pleine d’humour

La troupe théâtrale « Et Caetera » a présenté, devant un nombreux pu­blic de connaisseurs, une comédie de Gérald Sibley- ras, "Le Vent des peu­pliers", à la salle des fêtes.
Un remarquable trio d’acteurs
Cette pièce met en scè­ne, dans les années 50, trois pensionnaires d'une maison de retraite pour an­ciens combattants de la Grande Guerre.
Ces trois compères, fort différents de caractère, se retrouvent, régulièrement, sur une terrasse isolée qu'ils se sont appro­priée. C'est, pour eux, l'oc­casion d'évoquer les lour­deurs quotidiennes d'une vie faite d'un sourd enfer­mement, sorte de huis clos infiniment monotone, qu'ils supportent de plus en plus difficilement.
Même René, joué par un Jean-Pierre Peyraud qui incarne l'optimisme, la sta­bilité et la raison aristotéli­cienne va, peu à peu, se laisser aller à rêver d'un "ailleurs" que Gustave, alias Alain Richeton, le boute-en-train surexcité et surréaliste du trio, va faire miroiter aux yeux d'un Fer­nand, incarné par Camille Quaghebeur, qui, entre deux syncopes, engen­drées, régulièrement, par un fragment d'obus qui oc­cupe une bonne partie de son cerveau, va donc es­sayer d'échapper aux lour­deurs étouffantes d'un rè­glement imposé par l'impi­toyable sœur Madeleine... Il se met, lui aussi, à rêver d'une « évasion » vers cet­te lointaine colline qu'ils aperçoivent, depuis leur terrasse, sur laquelle un alignement de peupliers ondule sous la faible brise d’automne...
Remarquable perfor­mance de ce trio d'acteurs servis par un texte qui os­cille entre des pensées phi­losophiques profondes et un humour grinçant décalé que tout le monde a fort applaudi : une soirée au cours de laquelle les co­médiens ont donné le meilleur d'eux-mêmes.

Le Dauphiné Libéré