Dans la presse


En immersion dans le "Siècle des Lumière"

Avec la pièce de Jean- Claude Brisville, « L'Antichambre », mise en scène par Pierre Sémard, la troupe théâtrale « Et Caete­ra » a plongé de nombreux spectateurs dans l'ambian­ce très particulière du « Siè­cle des Lumières », en l'oc­currence dans l'intimité du salon, très couru, de Marie Du Deffant. En effet, le « Roi Soleil » est mort, et, avec lui, la prééminence de Ver­sailles. Par le fait, le vérita­ble pouvoir est passé à Paris, dans les salons qui drainent tous les intellectuels de l'époque, en particulier ce­lui de Marie Du Deffant, ad­mirablement joué par Jean­nine Richeton, un personna­ge puissant, par ses innombrables et très in­fluentes connaissances, comme d'Alembert, Dide­rot, Turgot et bien d'autre. Elle est, pendant de longues années, courtisée par le pré­sident Hénault, intellectuel et historien érudit, joué par un Jean-Claude Guilloteau au jeu calme et subtil, incar­nation même de l'homme de salon, « très XVIIIe », mais qui va, peu à peu, découvrir et s'amouracher d'un autre personnage fabuleux, Jean­ne Julie Eléonore de Lespinasse, joué une nouvelle ve­nue dans la troupe, Mickaëla Rémy-Zéphir, que Marie du Défiant vient d'en­rôler comme demoiselle de compagnie. Hélas, pour sa puissante protectrice, Julie de Lespinasse va faire preu­ve d'un talent exceptionnel pour séduire, par son charis­me naturel, son humilité dans la conversation, se mettant sans cesse dans l'ombre, afin de mieux met­tre en valeur son interlocu­teur, que, peu à peu, les ha­bitués de Marie du Deffant n'auront plus d'yeux et d'oreilles que pour elle, à telle enseigne qu'une légiti­me jalousie provoquera une terrible rupture entre ces deux maîtresses femmes. Marie du Deffant qui a, pra­tiquement, perdu la vue, verra son ancienne proté­gée ouvrir son propre salon qui deviendra la coquelu­che de tous les intellectuels de l'époque...


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